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. Voici un très bref résumé de l'histoire de notre merveilleuse discipline. Funakoshi Gichin et le Shotokan :
Funakoshi Gichin est considéré comme le père du Karaté actuel. Il introduisit dans les années 1920 au Japon une technique d'origine Shuri-te. En 1922, il impressionna par son importante démonstration de Karaté à Tokyo. Il disposait en fait de nombreux atouts pour réussir dans la tâche qu'il s'était fixée. Il n'était certes pas alors le seul expert d'Okinawa-te capable de convaincre techniquement, mais il était aussi un homme d'une très grande culture, lettré et calligraphe, au comportement distingué, apprécié dans la société japonaise. Il avait été choisi par ses pairs comme étant celui qui aurait, toutes optiques confondues, les meilleures chances de réussir la greffe de l'ancien Karaté développé dans l'île sur le corps des arts martiaux traditionnels japonais. Mission qu'il accomplit en moins de quinze ans, à partir des milieux universitaires nippons, même si cette réussite fut par la suite l'objet de nombreuses critiques, notamment de la part des ''anciens'' restés sur Okinawa. Au lieu de retourner à Okinawa, Maître Funakoshi enseignera le Karaté-do dans plusieurs universités, ceci jusqu'en 1936, la date où il a fondé le Shotokan. La construction d'un nouveau et important Dojo pour grouper des étudiants devenus de plus en plus nombreux. Un comité se chargea de collecter, à l'échelon national, les fonds nécessaires et le ''Shotokan'' fut achevé en été 1936 dans le quartier de Meijuro, à Tokyo. Le nom que le comité avait décidé de donner à ce Dojo provenait du pseudonyme sous lequel Funakoshi avait autrefois signé les poèmes chinois qu'il lui arrivait de composer : ''Shoto'', ce qui peut se traduire par ''ondulation des pins'' (sous le vent), et ''Kan'' désignant l'édifice. Ce fut un événement vraiment décisif dans l'histoire du Karaté japonais.
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